Fin de la restriction, un poisson par jour autorisé à partir du 1er octobre 2018.

Un bar par jour et par pêcheur, c’est la mesure applicable à partir du 1er octobre jusqu’au 31 décembre 2018 au nord du 48e parallèle (Bretagne nord, Normandie, Hauts-de-France).

La nouvelle a été confirmée par Alain Cadec, député européen (Côtes d’Armor) et président de la commission pêche au parlement : on va pouvoir garder un bar par jour et par personne en pêche récréative à partir du 1er octobre, au nord du 48e parallèle (Bretagne nord, Normandie, Hauts-de-France).

Depuis le 1er janvier 2018, les pêcheurs faisaient grise mine. Si la pêche du bar n’était pas interdite, le no-kill était de rigueur. Impossible de garder le moindre poisson.

Mesure incohérente

Le 13 décembre 2017, les députés européens avaient voté cette restriction concernant le bar, une espèce très convoitée, donc menacée.

Cette mesure, mise en place pour protéger la ressource, semblait assez incohérente pour de nombreux pêcheurs, y compris pour Alain Cadec, qui s’était exprimé fermement, et à plusieurs reprises, sur la question.

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Trois bars dans le Sud

Le point le plus litigieux, selon le député européen, étant l’interdiction au dessus du 48e parallèle, donc à partir du Nord Finistère alors qu’ »on sait aujourd’hui que le bar est un poisson qui voyage ».

Dans le Morbihan, par exemple, les pêcheurs ont encore le droit à trois prises par jour.

Moins d’impact qu’annoncé

Faisant suite à une proposition de la commission pêche le 4 septembre, son président a précisé, dès le lendemain, à travers un communiqué que  » les nouvelles données ont pu déterminer, avec plus de précision, l’impact réel de la pêche récréative sur le stock de bar. Il est, à présent, évident que le premier avis du CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer, organisme intergouvernemental-NDLR), avait largement surestimé cet impact. »

Trois mois pour en profiter

« Toutefois, la proposition de la Commission arrive très tard », déplore Alain Cadec. « Elle n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er octobre. Les pêcheurs n’auront alors que très peu de temps pour en bénéficier. »

Et à condition que la France entérine la proposition de la commission le 21 septembre.

La pêche s’arrêtera alors le 31 décembre afin de laisser les bars se reproduire pendant la période hivernale.